Toponymes

Aperçu

Les Territoires du Nord-Ouest comptent plus de 4 000 noms de lieux géographiques officiels apparaissant sur les cartes officielles du gouvernement. Pour s’assurer que les noms de lieux sont officialisés et apparaissent sur les cartes, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest suit un processus issu de la Politique sur les toponymes et noms des collectivités ainsi que des sections consacrées aux toponymes des revendications territoriales modernes.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest administre le processus de changement, d’adoption ou de restauration des toponymes aux Territoires du Nord-Ouest. Notre mandat comprend la dénomination des caractéristiques géographiques, telles que les rivières, les lacs, les collines, les montagnes et les collectivités, mais il ne comprend pas la dénomination des infrastructures publiques, telles que les routes, les ponts et les bâtiments.

Nous représentons les Territoires du Nord-Ouest au sein de la Commission de toponymie du Canada, un organisme national de consultation et de coordination pour toutes les autorités de dénomination du Canada. Le secrétariat de la Commission gère la Base de données toponymiques du Canada, qui fait autorité pour tous les toponymes officiels au Canada.

Restauration des toponymes autochtones

Les propositions de toponymes aux Territoires du Nord-Ouest visent principalement à reconnaître officiellement les noms autochtones traditionnels des caractéristiques géographiques et des collectivités. Les toponymes traditionnels sont importants pour la langue, la culture et l’histoire des peuples autochtones.

Premiers occupants du territoire connu aujourd’hui sous le nom de Territoires du Nord-Ouest, les peuples autochtones ont nommé les caractéristiques géographiques qui les entouraient. Lorsque les Européens se sont installés, ils ont introduit des toponymes qui reflétaient leur propre culture et leur propre histoire. La plupart des noms officiels des Territoires du Nord-Ouest ont été donnés par des voyageurs, des missionnaires ou des fonctionnaires anglophones ou francophones, même si les peuples autochtones locaux avaient déjà nommé les lieux dans leur propre langue.

La Politique sur les toponymes et noms des collectivités encourage la reconnaissance officielle et la préservation des noms autochtones traditionnels donnés aux caractéristiques géographiques et aux collectivités.

Toponymes commémoratifs

Par ailleurs, les propositions de toponyme sont souvent motivées par la volonté de commémorer ou d’honorer une personne ou un événement associé à un lieu spécifique. Lors de l’examen d’une proposition de toponyme commémoratif, nous appliquons les principes directeurs suivants en matière de dénomination commémorative :

  • Une proposition de nom ne sera examinée pour les personnes qu’à titre posthume (après le décès de la personne); un minimum de cinq ans doit s’écouler à partir de la date du décès avant qu’un nom commémoratif ne soit examiné. Pour les événements, au moins 25 ans doivent s’être écoulés depuis leur tenue.
  • Un nom commémoratif ne sera envisagé que pour des sujets ayant un lien étroit avec la région ou l’élément géographique, ou ayant une grande importance pour l’héritage culturel ou le développement de la région ou du territoire.
  • Le nom proposé doit être soutenu par les collectivités locales.
  • Un nom commémoratif ne sera pas utilisé pour commémorer des victimes ou marquer les lieux d’accidents ou de tragédies.
  • L’adoption d’un nom commémoratif ne sera pas envisagée s’il existe déjà un nom bien établi pour l’entité géographique en question, y compris des noms traditionnels, officiels ou non.
  • La propriété foncière ne confère pas le droit d’appliquer un nom commémoratif à une entité géographique. L’utilisation de noms commémoratifs dans des publications, ou dans des dédicaces ou des repères paysagers, ne garantit pas qu’ils seront adoptés dans les registres officiels des noms géographiques.